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G Data: Les premières années

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Les premières années

Les premières années

Le concept de programme autoreproductible date de 1949, mais c’est seulement en 1982 que le premier virus est lâché dans la nature. Histoire des premières années de recherche et de découverte.

                       
L’autoreproduction conceptualisée

1949

Les premiers travaux théoriques de préparation des virus informatiques remontent à 1949 : John von Neumann (1903-1957) développe la théorie d’autoreproduction d’automates. À l’époque, les applications techniques ne sont pas encore envisagées.



1970

Le jeu Core Wars voit s’affronter des programmes rédigés en langage assembleur (Redcode). Ils luttent pour survivre dans la mémoire. Des "Imps" traversent la mémoire et suppriment des adresses de manière aléatoire. Certaines versions peuvent également être automatiquement copiées. Il s’agit là des débuts des virus informatiques.

1981


Le concept de virus informatique est utilisé pour la première fois par le professeur Leonard M. Adleman lors d’une conversation avec Fred Cohen.

                    




1982

Naissance du premier virus

Les premiers virus destinés à l’ordinateur Apple II circulent sur disquette. En raison d’une erreur, le virus entraîne le blocage du programme. Cette erreur sera supprimée dans une version ultérieure.

Le virus Elk Cloner se manifeste comme premier virus "in the wild". Il s’attaque à l’Apple/DOS 3.3. Affichage de contrepèteries et de faux écrans, inversion de l’affichage et bruits de clic sont les symptômes de ce virus. Il est diffusé par l’intermédiaire des disquettes.

Jon Hepps et John Shock programment les premiers vers au sein du Xerox Alto Research Center. Ils sont utilisés pour les calculs distribués et se propagent automatiquement au niveau du réseau. En raison d’une erreur de programmation, cette propagation se déroule de manière incontrôlée et entraîne rapidement la paralysie de l’ordinateur. 



1983

Définition du virus

En novembre, Fred Cohen présente pour la première fois le concept de virus lors d’un séminaire. Huit heures lui suffisent pour mettre en place un virus sous UNIX. Au bout de quelques minutes seulement, il dispose de droits d’accès complets à tous les ordinateurs.

1984

Fred Cohen publie ses premiers articles dans "Expériences sur les virus informatiques" qui figureront ensuite dans sa thèse "Computer Viruses - Theory and Experiments" parut en 1986. Sa définition mathématique du virus est encore reconnue aujourd’hui et elle n’a pas la connotation négative que le concept de virus a de nos jours.


1985

D’autres virus en circulation (« in the wild ») apparaissent. Souvent il s’agit de programmes inoffensifs qui n’ont pour objectif que d’importuner l’utilisateur. Mais d’autres sont beaucoup plus dangereux : 

  • Le trojan Gotcha. Après l’exécution du programme EGABTR, qui promet l’activation de l’affichage graphique, les données du disque dur s’effacent et le message "Arf, arf, Gotcha" apparaît sur l’écran.
  • Le programme BASIC Surprise. Il entraîne avec la ligne "kill *.*", la suppression de tous les fichiers accessibles. Le mot "Surprise" s’affiche alors.

Le code source d’un virus destiné aux ordinateurs Apple II est publié dans le magazine « Apples ». Le « BAYERISCHE HACKERPOST » est le premier magazine en langue allemande consacré aux virus informatiques et à l’approche de Fred Cohen. Les dangers liés aux virus informatiques font uniquement référence aux grandes installations informatiques. Le risque pour les ordinateurs personnels n’est pas pris en compte.



1986

L'ATARI ST est présenté au salon de Hanovre. Impressionné par la technologie et les possibilités de ce nouvel ordinateur familial, Kai Figge et Frank Kühn (†) décident de développer des logiciels pour ATARI : G Data est né. À Lahore, au Pakistan, les frères Basit et Amjad Farooq Alvi possèdent un petit magasin d’informatique nommé « Brain Computer Services ». Pour sanctionner la copie illégale de leurs logiciels, ils créent le premier virus de secteur d’amorce pour le système d’exploitation DOS. Le virus se répand alors comme une épidémie chez les étudiants pakistanais et jusque dans les universités américaines. Le programme est cependant relativement inoffensif : il se contente de rebaptiser la table des matières des disquettes contaminées avec le nom Brain. Jusqu’à aujourd’hui, il s’agit du seul programme qui ait contenu l’adresse de l’auteur.

Dans un forum du Hamburger Chaos Computer Club, Ralph Burger présente Virdem : le premier virus de fichier.

Usurpant le nom d’un logiciel de traitement de texte utilisé dans les années 80, le premier trojan apparait sous le nom de PC-Write.

L’aventure du virus Pakistani-Brain fait prendre conscience aux pouvoirs publics des risques d’infection. John McAfee et de nombreux autres spécialistes en informatique fondent des entreprises pour lutter contre les virus.

Le premier grand ordinateur contaminé par un virus se trouve à l’Université libre de Berlin. Le Chaos Computer Club prévoit une épidémie de virus dans les 18 mois suivants. Le magazine « Computer Persönlich » publie le code source d’un virus destiné aux ordinateurs Apple II. Le magazine « Datenschleuder » diffuse le code source du virus Rushhour (de B.Fix) destiné aux ordinateurs MS-DOS.





1987

Lehigh, premier virus grand public

Les virus qui contaminent les fichiers (seulement les fichiers .COM à cette époque) sont toujours plus nombreux. 

Lehigh est reconnu aujourd’hui comme le premier virus s’attaquant au grand public. Lehigh contamine le fichier "command.com". Il est à ce titre et du point de vue technique, le premier virus résidant en mémoire. Une fois le virus copié sur quatre disquettes, les données de tous les supports de données se trouvant dans l’ordinateur sont supprimées. Cette attaque radicale entraîne sa rapide extermination. Pour lutter contre Lehigh, la liste de diffusion et le newsgroup VIRUS-L/comp.virus sont créés et deviennent une source d’informations importante pour la lutte contre les virus.

Un étudiant de Wellington (Nouvelle-Zélande) rédige Stoned/New Zealand, le premier et l’un des virus de secteur d’amorçage les plus réussis. Il ne dispose d’aucune fonction destructrice. Form rencontre le même succès en tant que virus de secteur d’amorçage.

Après la propagation de nVir et Peace, les premiers virus Macintosh, Apple prend la décision d’installer le programme de détection de virus Virus-Rx sur tous les ordinateurs.

Le virus Cascade est le premier virus chiffré. Pour la première fois en Allemagne, il fait tomber les lettres d’une page vers le bas de l’écran, où elles sont regroupées en un petit tas. Les fichiers sont détruits.

Le premier virus pour Amiga (SCA) attaque le secteur d’amorce et envoie de temps à autre un message.

En décembre, un étudiant américain qui ne pensait pas à mal paralysa avec le premier  ver informatique l’ensemble des messageries et des réseaux du monde entier. Le ver Tannenbaum dessine un sapin (de Noël) sur l’écran de l’ordinateur tandis qu’il se diffuse en mode caché dans toutes les adresses électroniques qu’il peut trouver sur le système.

Le magazine Computer Technology publie un article au sujet des virus informatiques destinés au système Atari ST, et en donne les codes sources. Même les profanes peuvent utiliser le virus. La vague de virus qui en découle déclenche une réflexion sur la publication des codes source des virus.

G Data commercialise le premier antivirus au monde. Il se nomme G Data AntiVirusKit et équipe les Atari ST.

 

Liens complémentaires:

 

CoreWars & Redcode

KOTH - king of the hill
Beginner's guide to redcode